lundi 9 mars 2015

CELTIC FROST 1984

 "Je l'ai plusieurs fois approché, effleuré, mais je n'étais pas prêt."

CELTIC FROST : « Morbid Tales » 1985

La société a toujours voulu le bien des peuples, du moins dans les sociétés occidentales. L'économie de marché nous permet de gagner de l'argent comme bon nous semble et acheter ce qui nous plaît. Les systèmes politiques nous donnent le pouvoir d'élire nos représentants et donc d'être maître de notre destin. Et la religion nous apporte sérénité, paix intérieure et amour de son prochain. Nous vivons tous ensemble dans l'amour, la félicité et la compréhension de l'autre, et celui qui s'oppose à cette vision du monde est un dangereux terroriste ou une vile ordure fasciste. Le monde fonctionne toujours parfaitement dans ce schéma du Bien et du Mal, le tout est de savoir qui définit ce qu'est le bien de son point de vue. Et jusqu'à quel point celui qui ose dénoncer les dérives de ce bel univers peut s'exprimer sans être considéré comme un danger à écarter. Ce que l'on peut également appeler la liberté d'expression.

Les plus beaux modèles de société qui font rêver tous nos plus grands analystes politiques sont celles du Nord de l'Europe et les Etats-Unis : du libéralisme économique, de l'ambition, de la discipline, de l'ordre, et une apparente unité nationale. Sous ce beau vernis se cachent bien des souffrances. La religion, le capitalisme économique, et la rigidité politique a souvent mené aux guerres et à l'intolérance, au point d'avoir engendré plus de démons qu'elle n'a combattu le Diable et ses suppôts. Enfermant sa jeunesse dans un carcan rigide de moralité chrétienne et de police, les modèles sociaux américains, norvégiens ou suisses ont fini par étouffer à petit feu leurs gamins. A commencer par leur faire croire que tout les gens veulent votre bien.
Thomas Gabriel Fischer est un gamin des années 60. Né en 1963, il grandit dans un univers hippie qui, plus que tous, lui inculque l'amour de l'autre et le respect d'autrui. Si ces valeurs hautement honorables s'accordent avec les beaux idéaux du monde libre et les convictions politiques de gauche des années 70, la cruelle réalité sera toute autre. Il découvrira en grandissant pêle-mêle la méchanceté de ses camarades, l'avidité et la médiocrité de plusieurs de ses proches au sein même de sa famille. Il fera face, seul et démuni, à la nature humaine et au monde de manière générale.
Jeune gringalet renfermé et mal dans sa peau, cette découverte brutale va le plonger adolescent dans ce que la musique va lui offrir comme plus efficace défouloir : le Heavy-Metal. En 1980, Fischer a 17 ans. Iron Maiden, Raven, Witchfynde et bien sûr Venom vont alimenter ce besoin viscéral de rejeter cette société qu'il haït profondément. L'invocation de l'Enfer, du Diable et de ses suppôts pour les dompter et les retourner contre ce monde du « Bien ». Les groupes de Heavy-Metal comme cavaliers de l'Apocalypse rendant la Justice la plus impartiale et la plus brutale en retour de cette violence sourde et malsaine qui fait saigner les âmes. Cette colère sourde, il va la traduire à l'aide de son premier groupe, Hellhammer.
Le gentil garçon timide devient un démon, vomissant avec une haine indescriptible son dégoût de la société. Rejeté, mal dans sa peau, il se retrouve seul face à la violence froide du monde qui l'entoure. Fischer le traduit dans un univers de sang, de massacre, de violence intraitable, et de personnages déments. La mort et le Diable rampent partout, dans tous les morceaux : « Crucifixion », « Triumph Of Death », « Hammerhead », « Satanic Rites », « Angels Of Destruction ».... Un chant entre plainte agonisante et râle possédé, un son de guitare crade, une batterie s'emballant comme une locomotive en rut, et une basse matraquant le riff comme un marteau sur une enclume.
Bien que vendu totalement artisanalement avec des cassettes lors de concerts cataclysmiques dans les petits clubs de Suisse, d’Allemagne et du Nord de l'Europe, l'impact musical est immense. Fischer y met à nu ses phobies, son dégoût de la société, ses souffrances personnelles. Il ne prétend pas être un porte-parole, ni ne véhiculer une quelconque idéologie. Sauf que le nihilisme définit dans les cultissimes enregistrements de Hellhammer vont devenir les tables de la Loi du futur Black-Metal norvégien. Tout va être pris au premier degré, des textes au son cru des enregistrements uniquement dû aux conditions rudimentaires d'enregistrement. Par ailleurs, exactement la même situation que pour le premier album de Venom, lui aussi révéré pour sa prise de son brutale mais uniquement dû au budget minable mis à disposition. La dévotion sera telle que plusieurs personnages de la sinistre légende du Black-Metal norvégien des années 1988-1993, dont Mayhem, prendront leurs pseudonymes à partir de chansons de Hellhammer : le chanteur en 1987 puis à partir de 1994 s'appellera « Maniac », le guitariste « Euronymous », et le batteur... « Hellhammer ». Le chanteur entre 1988 et 1991, Dead, aura l'habitude de renifler un cadavre de corbeau en putréfaction dans un sac plastique pour s'imprégner de l'odeur de la mort. Il se suicidera d'une balle dans la tête en 1991, et son « ami » Euronymous récupérera des fragments de crâne pour s'en faire un pendentif avant d'appeler les secours. Il prendra aussi une petite photo afin d'illustrer la pochette d'un futur album live. Par ailleurs fondateur du groupuscule sataniste Black Metal Inner Circle, qui incendiera plusieurs églises en bois en Norvège, il sera assassiné par un certain Varg «Count Grischnackh » Vikernes, embauché comme bassiste de Mayhem. Ce dernier expliquera son geste par auto-défense car Euronymous avait prévu de le torturer à mort pour réaliser une vidéo morbide. Sinistre affaire dans laquelle la musique a bien peu à voir, mais tâchera indirectement de sang la musique de Hellhammer. Fischer souffrira énormément de toute cette affaire.
Et me voilà seul face à ce disque. Je l'ai plusieurs fois approché, effleuré, mais je n'étais pas prêt. Tout ce métal noir avait trop de proximité avec le Black-Metal et pas assez avec le Heavy-Metal que j'affectionnais. J'ai fini par réaliser que je ne pouvais pas comprendre Celtic Frost tant que je n'avais pas compris Venom et ces pionniers redoutables du futur Metal Extrême. Il faut dire que rien ne m'intéressait vraiment dans le Black et le Death. Dans tout genre musical, des artistes vous intéressent, d'autres non. Là le genre complet me laissait indifférent. Pourtant, j'étais en pleine frustration adolescente, à la recherche de la Pierre Philosophale qui ferait de moi un mage redoutable et dont personne ne se méfie. Mais quelque chose m'empêchait d'intégrer telle ou telle communauté. Sans doute une modeste mais déjà riche culture musicale imprégnée de Jazz, de Blues et de quelques groupes Rock des années 70 qui rendait mes oreilles intolérantes à un certain degré de médiocrité. Je suis donc resté en marge du Rap, de la Dance, du Grunge et du Metal, y compris extrême. Et pour cause, je me rendis compte que les fans de Metallica, AC/DC période «Razor's Edge », Guns'N'Roses, ou Nirvana ne connaissaient et ne connaissent absolument pas la potion séminale de ces groupes : Diamond Head, Mercyful Fate, Venom, Celtic Frost, Black Sabbath, AC/DC période Bon Scott, Led Zeppelin.... Moi j'avais pris le chemin inverse.
Dans ma recherche sataniste parallèle, Celtic Frost croisa mon chemin, mais je n'accrochai pas réellement. Un son trop eighties, et puis sans doute l'absence de connexion avec la sacro-sainte New Wave Of British Heavy-Metal dont faisait partie Venom mais pas le Frost. Un groupe suisse, pensez donc, pourquoi pas un groupe allemand tant que l'on y est ? Je n'étais guère enclin à ces formations nord-européennes aux apparences bien trop bourrines et bas du front à mon goût, leurs velléités symphonistes et leurs mythologies nordiques tirant toujours à la limite de certaines théories nauséeuses récupérées par des cinglés du style Varg Vikernes. Cela sentait presque trop l'idéologie.
On y distinguait plus la musique, le Rock initial, celui pour lequel le heavy-metal vivait. Venom était encore un groupe de Rock, Celtic Frost l'est lui aussi. Comme tous les musiciens du genre, Fischer tenta d'exprimer sa frustration et sa colère de cette société bourgeoise oppressante et mensongère sur la vraie nature de l'Humanité. Mais il aimait aussi la subversion, la bière, le Rock et les filles. Les disques de Celtic Frost sont donc restés de la musique faite par des musiciens. Et Celtic Frost reste donc un groupe de Rock, et un des plus redoutables jamais enfantés par l'Histoire. C'est aussi le début d'une déviance entre musique mainstream et celle plus underground qui engendrera le Stoner et le Doom. Certains se complairont dans cet anonymat élitiste, d'autres tenteront d'en sortir en faisant les compromis commerciaux nécessaires à une écoute plus large, quitte à se compromettre totalement artistiquement parlant. Fisher acceptera plus tard les compromissions en se laissant aller au glam-metal avec les très controversés « Cold Lake » et « Vanity/Nemesis » en 1988 et 1990. Des albums pas si mauvais au demeurant, juste hors de propos pour Celtic Frost. Fisher avait sans doute bien d'autres choses à dire, mais il lui aura fallu du temps pour comprendre toute l'ampleur de sa musique et son impact réel.
Hellhammer se mue en Celtic Frost suite à la dissolution du premier en mai 1984. le nom est inspiré d'un album de doom obscur du groupe américain Cirith Ungol de 1980, « Frost And Fire ». Enfin, la musique de Fischer prend vie sous une forme décente. Mais l'odeur de soufre n'est pas partie pour autant. Celtic Frost sera donc condamné à vivre avec une image maléfique au-delà du simple satanisme grand spectacle qui était celui de Venom.
La formation ne change pas, mais par ce patronyme Tom Fischer veut faire évoluer son trio du satanisme adolescent un peu bas du front pour ouvrir Celtic Frost vers un heavy-metal certes sombre, mais qui a gagné en maturité. C'est en tout cas un moyen de couper les ponts avec le nom Hellhammer, d'autant plus que celui-ci est devenu embarrassant. C'étant crée une base de fan un peu partout dans le monde grâce au cultissime EP « Apocalyptic Raids », le trio est sujet aux pires critiques de la part de la presse musicale anglaise, qui qualifie leur musique comme étant ce qui a été de plus abjecte jamais enregistré. Et les conséquences sont dramatiques : Hellhammer ne pourra pas tourner en Grande-Bretagne pendant près de deux ans. Le changement de nom est donc un moyen de briser la malédiction et de tourner la page.
« Morbid Tales » est enregistré en novembre 1984 sous la forme d'un mini-album de six titres, auxquels seront ajoutés les morceaux du EP suivant paru début 1985, « Emperor's Return ». Il permettra au trio composé de Tom « Warrior » Fischer, Martin « Steve Warrior » Ain et Stephen Priestly, remplacé à la batterie par Reed St Mark à partir du second EP d'enfin pouvoir réellement tourner en Allemagne et en Autriche.
Histoire de renforcer l'impact visuel, les musiciens se griment d'un maquillage morbide noir et blanc, afin de leur donner une apparence démoniaque. Si les premiers à avoir eu l'idée de se maquiller est Kiss, c'est bien des formations underground comme les punks de The Misfits, le chanteur des Damned Dave Vanian, ou les chantres du Doom Pentagram qui utiliseront les premiers le maquillage pour donner un aspect macabre et gothique. Là encore, Celtic Frost ouvre la voie au Black-Metal norvégien.
Maintenant, parlons du disque. C'est une charge. Une attaque. Il y en a eu du Heavy-Metal, et du bon : « Heaven And Hell » de Black Sabbath, « Killers » d'Iron Maiden, « British Steel » de Judas Priest, « Overkill » de Motorhead, « At War With Satan » de Venom, « Relentless » de Pentagram.... Mais Celtic Frost, c'est tout cela et bien au-delà. La voix de Fischer est agressive, emplie de haine et de dégoût. Il ne s'agit pas d'être un démon comme le fera Cronos avec Venom, il s'agit d'un constat. Une haine de la société viscérale, quelque chose d'ancré profondément dans la chair du guitariste. L'intro « Human » et ses samples de cris de désespoir humain plonge l'auditeur dans un univers de Mort et de désolation qui amène directement au premier uppercut musical : « Into The Crypts Of Ray ». Une rythmique rapide, punk, une guitare coupante, grondant comme celle de Tony Iommi sur « Fearies Wear Boots », mais avec ce je ne sais quoi de plus du tout Blues. Les fondations sont bien celles de Black Sabbath, mais la hargne étalée ici est celle d'un Punk teigneux. L'urgence, la folie de la peur, les démons, la mort qui rôde, Satan lui-même injectant dans les veines de ce trio le venin d'un heavy-metal puissant et agressif, gorgé de haine. « Morbid Tales » est un alliage de furie et de tempo lourd.
Si le heavy-metal anglo-saxon a toujours traduit la grisaille des grandes cités industrielles, l'ennui qui y règne et la quête désespérée d'une génération à fuir la voie toute tracée du job alimentaire, quand il existe encore en ce début d'années 80 sur fond de crise économique et de récession, il n'en est pas tout à fait de même pour ce qui est des pays du nord et de l'Est de l'Europe.
Sociétés propres et disciplinées, l'emploi ne manque pas. Le chômage n'a pas touché la Norvège, la Suisse ou l'Allemagne de l'Ouest. On y cultive le développement culturel des enfants, la pratique du sport. Une vie saine dans un corps sain, afin de faire des hommes des pères de famille ouverts et bien élevés. Un monde lui aussi étriqué finalement, et dans ses préceptes frisant la discipline nazie du passé. Une ambiance curieuse et ambivalente, entre recherche de liberté par le développement d'une scène musicale Rock plutôt riche, comme le Krautrock en Allemagne, et respect de l'autorité sociale. Cette incapacité à se libérer totalement, par crainte du communisme, de la contestation anarchiste qui touche l'Italie, la France et même l'Allemagne avec la Bande à Baader, maintiendra ces pays dans un carcan sociétal rigide très à cheval sur ses valeurs morales. Au risque de faire exploser sa propre jeunesse, qui doit plier de gré ou de force.
Celtic Frost explore un univers de cauchemars, de films d'horreur, de littérature fantastique du 19ème et 20ème siècle, Edgar Poe, HP Lovecraft, et la peinture flamande du 15ème siècle, Jérôme Bosch notamment, dont une de ses peintures ornera « Into The Pademonium » en 1987. A ce monde imaginaire noir, le trio lui injecte une musique brutale punk et doom, sans concession. Comparé à Venom, Celtic Frost se veut plus littéraire, plus intellectuel dans sa démarche artistique, moins choquant et second degré. C'est ce qui rend plus terrifiant encore les indomptables « Morbid Tales », « Nocturnal Fear », « Circle Of The Tyrants » ou « Procreation (Of The Wicked ) ». La presse musicale anglaise les avait pris pour un mauvais Venom, l'original étant déjà lourdement raillé. C'était une erreur monumentale, et c'est ce que comprendront beaucoup de fans de Heavy-Metal. La suite, ce sera un monument de Heavy-Metal : « To Mega Therion ».
Il faudra finalement énormément de temps au public comme aux musiciens eux-mêmes pour assimiler toute cette musique. L'influence sera majeure, et Fischer et Ain en saisiront toute l'ampleur lors de la tournée de reformation du groupe en 2006-2007. A ce point que le mythe, trop lourd à porter, condamnera à jamais l'existence de Celtic Frost. Et qu’il aura finalement supplanté la nature initiale du trio : un groupe de Rock.
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10 commentaires:

Bruno a dit…

Toujours confondu Celtic Frost et Cirith Ungol, au point de n'en faire qu'un seul et même groupe.

En gros, cela reste dans la catégorie de Venom, non ?
"Tristesses de la Lune"

Kiss c'était inspiré d'Alice Cooper, en poussant le côté spectacle plus loin (plus pyrotechnique).

Bruno a dit…

J'ai été un peu surpris par le début de l'introduction. J'ai même cru à un nouveau scribouillard.
En tout cas, je tiens à signaler que l'écriture et le propos m'ont incité à lire jusqu'à la fin. Et ce, même si mes oreilles souffrent encore de longues minutes de Celtic Frost.

Budgie a dit…

Je crois que tu souffres énormément au niveau auditif par ma faute (rires).
Pour mon introduction très politique, l'explication vient sans doute du fait que l'on ne peut pas faire une musique aussi brutale sans un contexte societal complexe. La musique Rock est souvent le reflet de la jeunesse qui la joue.
Par contre, Venom n'avait pas cette envergure societal. Il y a un documentaire de 2008 sur Celtic Frost très intéressant sur le net où Fischer et Ain expliquent le contexte de création de leur musique. Il y a une vraie douleur psychologique chez Celtic Frost qu'il n'y a assurément pas chez Venom. Même si Cronos est loin d'être l'abruti que l'on veut faire croire.

Budgie a dit…

Et sache que j'ai longtemps été incapable d'écouter Celtic Frost. Je trouvais ça trop bourrin, trop simplet. Et j'ai re découvert très récemment. Je trouve cela fort, ça me parle, alors que curieusement, j'ai 35 ans et pas 15.

Bruno a dit…

Ouaip, mais, malheureusement, j'en ai un peu plus au compteur. Et j'ai probablement les conduits auditifs un peu plus usés. D'autant plus que j'ai commencé à écouter des trucs de sauvages plutôt précocement.
Du coup, j'ai même ré-écouté du Battle Axe (un truc obscur des 80's). En comparaison, cela paraissait presque Rock'n'Roll.

Bruno a dit…

Je pense qu'effectivement, il y a un contexte politico-social qui a engendré certains groupes de furieux. Toutefois, je suis certain qu'il y en a au moins autant, si ce n'est plus, qui n'ont fait que suivre le mouvement, ou encore qui n'ont fait que jouer sur la sur-enchère (plus fort, plus vite, plus distordu, plus sale, etc, etc... monsieur Plus quoi).
Il y a aussi les lacunes, mais c'est souvent un trait de la musique populaire qui a, de plus, parfois permis l'émergence d'autres courants. D'ailleurs, la musique n'est pas qu'une affaire de technique, c'est avant tout l'émotion.

Budgie a dit…

C'est d'ailleurs bien ce que j'essaie de différencier entre cette première vague Thrash/Black, encore très lié à la conception du Rock des années 60/70, et celle des années 90-2000. Les premiers ont fait de la surenchère, mais avait besoin d'exprimer quelque chose, cette vraie frustration de kids que l'on retrouve chez Black Sabbath ou Led Zeppelin. Les seconds ont commencé à faire de l'idéologie avant de faire de la musique, les histoire de True Black-Metal, de True Metal etc....et ont effectivement chanter plus crade, jouer plus vite, fait plus de grimaces, pour avoir l'air plus terrible que le voisin.
Des groupes comme Venom ou Celtic Frost, et même ceux de la New Wave Of British Heavy-Metal comme Holocaust ou Savage ont gardé leur puissance musicale. Il y a eu plus cinglé, mais leur musique reste impressionnante et a une vraie personnalité.
La suite a essentiellement été du bruit, ou alors des disques boursouflés de prétention comme ces machins symphoniques à base de choeurs féminins et de légendes du Nord de l'Europe. Il n'y a plus du tout le côté un peu fun et second degré qui fait que tout cela, ce n'est que du Rock.
Pour moi, et des fans de métal vont me menacer, le parfait exemple, c'est Emperor : une musique pompeuse et prétentieuse, et parallèlement, des implications dans le Inner Circle qui a brûlé des églises en Norvège avec Mayhem, un guitariste parti en taule pour ce genre d'affaire, et des projets parallèles qui s'appellent Zyklon ou Zyklon B. Tout cela pue trop pour moi.

Anonyme a dit…

Bon ça fait longtemps que je veux le faire, mais je tiens a te féliciter pour ce blog qui m'a permis de découvrir un groupe comme The Groundhogs. Tes articles sont toujours sympatoches et ça me fait plaisir de voir que tu as l'air de t'intéresser à des groupes de metal "extreme" comme Destruction ou Celtic Frost. Bravo pour l'article sur Sabbat. Et je peux voir que tu écoutes en ce moment le premier Angel Witch qui est pour moi le meilleur album de la nwobhm (content aussi que tu parles dans l'article des terribles Savage). Continue comme ça.
El Chuncho

Budgie a dit…

Merci pour tes compliments. Sache que si tu aimes le NWOBHM, j'ai déjà consacré il y a quelques temps des articles sur Savage, Diamond Head et Holocaust.

Budgie a dit…

Et j'oubliais Samson également, avec "Head On" et "Before The Storm "