"Ce côté prolo satanique mêlé à cet humour potache me plut immédiatement, autant que la musique. " WITCHFINDER GENERAL “Death Penalty” 1982
Bordel ! Je me souviens de cette pochette ! Ah ! Ah ! Du haut de mes 17 ans, je ris à la vue de cette pochette montrant 4 couillons vêtus en grand siècle et égorgeant une jeune et jolie blonde dans un cimetière.
A la vue de ce disque, je catégorisai aussitôt parmi les plus grotesques albums de black-metal des années 90. Pourtant, ma puberté me poussa à contempler cette pochette longtemps, et surtout la magnifique blonde à moitié dénudée.
Je ne pus alors me résigner à ne pas me renseigner auprès de mon disquaire favori, qui m’annonça que ce disque datait du début des années 80, que c’était du heavy-metal anglais, et qu’il était fort recherché.
Je lui demandai donc une écoute, et je restai pantois devant cette musique, et devant ma bêtise d’ado boutonneux. Witchfinder General, puisque c’est d’eux qu’il s’agit, était la synthèse parfait du heavy-metal type Black Sabbath, de la NWOBHM et de l’imagerie satanique et cuir noir.
Ce côté prolo satanique mêlé à cet humour potache me plut immédiatement, autant que la musique. J’écoutai cette galette longuement, religieusement, saisi à la gorge par cette vague sonique et crépitante.
Je restai longtemps fixé sur le premier titre, « Invisible Hate », son intro acoustique, puis cette déferlante de guitare grasse, soutenu par une rythmique de plomb, précise et caverneuse. Il faudrait citer les 7 titres de ce disque, alternant tempos lourds, et mid-tempos démoniaques.
Fondé par le guitariste Phil Cope et le chanteur Zeeb Parkes en 1979 en Ecosse, le quatuor, qui changea de batteur et de bassiste à chaque disque, décida d’allier la musique de Black Sabbath à une agressivité héritée du punk et des nouveaux combos de heavy que sont Judas Priest et Motorhead.
Mais c’est surtout l’image qui joue beaucoup. Witchfinder General joue la provoc’ délibérée d’entrée. Là où le Sabbath s’est presque excusé d’avoir joué avec les symboles religieux, Witchfinder General la joue sataniste, films d’horreur et gonzesses à poil.
Deux simples paraissent avant ce disque : « Burning A Sinner » en 1981 et « Soviet Invasion » en 1982.
Le seul hic, qui coulera le groupe, ce sera les concerts. Witchfinder General ne tournera que très peu, la faute à une maison de disque riquiqui, mais aussi à une certaine fainéantise des musiciens, qui n’auront pas le courage d’aller au bout de leur démarche. Il y aura néanmoins un deuxième album, très bon également, et un live sortit récemment, preuve que le groupe avait sans doute compris trop tard tout l’enjeu de la scène.
Reste que « Death Penalty » est un gouffre émotionnel, alternant entre la colère du heavy-metal le plus sombre et la mélancolie adolescente la plus écorchée. Il y a aussi ce côté bancal, live, brut, qui fait définitivement de Witchfinder General un groupe de puceaux frustrés, et le cauchemar des minettes de lycée.
Ce disque resta longtemps un de mes jardins secrets, celui que personne n’aime et que personne ne comprend. A part moi, comme un secret entre cette entité démoniaque et mon âme torturée de kid solitaire.
Mais encore aujourd’hui, « Death Penalty » me parle, parce qu’il est la drogue que l’on prend pour oublier les frustrations quotidiennes.
Bordel ! Je me souviens de cette pochette ! Ah ! Ah ! Du haut de mes 17 ans, je ris à la vue de cette pochette montrant 4 couillons vêtus en grand siècle et égorgeant une jeune et jolie blonde dans un cimetière.
A la vue de ce disque, je catégorisai aussitôt parmi les plus grotesques albums de black-metal des années 90. Pourtant, ma puberté me poussa à contempler cette pochette longtemps, et surtout la magnifique blonde à moitié dénudée.Je ne pus alors me résigner à ne pas me renseigner auprès de mon disquaire favori, qui m’annonça que ce disque datait du début des années 80, que c’était du heavy-metal anglais, et qu’il était fort recherché.
Je lui demandai donc une écoute, et je restai pantois devant cette musique, et devant ma bêtise d’ado boutonneux. Witchfinder General, puisque c’est d’eux qu’il s’agit, était la synthèse parfait du heavy-metal type Black Sabbath, de la NWOBHM et de l’imagerie satanique et cuir noir.
Ce côté prolo satanique mêlé à cet humour potache me plut immédiatement, autant que la musique. J’écoutai cette galette longuement, religieusement, saisi à la gorge par cette vague sonique et crépitante.
Je restai longtemps fixé sur le premier titre, « Invisible Hate », son intro acoustique, puis cette déferlante de guitare grasse, soutenu par une rythmique de plomb, précise et caverneuse. Il faudrait citer les 7 titres de ce disque, alternant tempos lourds, et mid-tempos démoniaques.Fondé par le guitariste Phil Cope et le chanteur Zeeb Parkes en 1979 en Ecosse, le quatuor, qui changea de batteur et de bassiste à chaque disque, décida d’allier la musique de Black Sabbath à une agressivité héritée du punk et des nouveaux combos de heavy que sont Judas Priest et Motorhead.
Mais c’est surtout l’image qui joue beaucoup. Witchfinder General joue la provoc’ délibérée d’entrée. Là où le Sabbath s’est presque excusé d’avoir joué avec les symboles religieux, Witchfinder General la joue sataniste, films d’horreur et gonzesses à poil.Deux simples paraissent avant ce disque : « Burning A Sinner » en 1981 et « Soviet Invasion » en 1982.
Le seul hic, qui coulera le groupe, ce sera les concerts. Witchfinder General ne tournera que très peu, la faute à une maison de disque riquiqui, mais aussi à une certaine fainéantise des musiciens, qui n’auront pas le courage d’aller au bout de leur démarche. Il y aura néanmoins un deuxième album, très bon également, et un live sortit récemment, preuve que le groupe avait sans doute compris trop tard tout l’enjeu de la scène.
Reste que « Death Penalty » est un gouffre émotionnel, alternant entre la colère du heavy-metal le plus sombre et la mélancolie adolescente la plus écorchée. Il y a aussi ce côté bancal, live, brut, qui fait définitivement de Witchfinder General un groupe de puceaux frustrés, et le cauchemar des minettes de lycée.
Ce disque resta longtemps un de mes jardins secrets, celui que personne n’aime et que personne ne comprend. A part moi, comme un secret entre cette entité démoniaque et mon âme torturée de kid solitaire.Mais encore aujourd’hui, « Death Penalty » me parle, parce qu’il est la drogue que l’on prend pour oublier les frustrations quotidiennes.

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Dirigé de main de fer par Kim Simmonds, il connut de multiples changements de line-ups, changements qui s’accélérèrent dans les années 70 après le départ des trois-quarts du groupe pour former Foghat. Pour le reste, et au niveau historique, Savoy Brown marqua peu, toujours très loin des albums à sensations, des frasques backstages, et du maquillage glam.
Kim Simmonds dissout à nouveau Savoy Brown, puis réunit Ellis et Farnell autour de lui. Le désormais trio est en fait déstabilisé, car Raymond était une force créatrice primordiale qui tint le groupe des années durant. Parti, Savoy Brown se retrouve sans réel moteur. De plus, le punk est passé par là, et déjà que Savoy Brown n’était plus grand chose avant, il est en-dessous de tout en 1978.
Le résultat est ce disque, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est violent. On est en effet bien loin du boogie et du blues, on est carrément dans le heavy-metal. Sauf que l’ensemble ne choque pas. En effet, du blues, Simmonds a gardé le feeling, et l’à propos de la note magique.
s chansons sont bonnes, et résolument loin du boogie. La voix de Ellis, gouailleuse et roublarde, ajoute au côté urbain et bravache de la musique. Cette pluie d’acier carbonique commence par « The First Night » et « Baby Don’t You Do It, Do It », deux épaisses tranches de heavy-rock bien grasses. Mais le blues n’est pas totalement absent. Il est toujours là, tapis dans l’ombre. D’abord dans les chorus de Simmonds, lancinant, mélancolique et suintant le juke-joint, mais aussi dans ces titres lents en forme de procession, comme « Walk Before Run », et surtout le superbe « Double Lover » et ses arpèges déchirants. Le solo final est tout simplement superbe, et ce titre reste l’un de mes préférés du Brown.
Le disque s’achève comme cela, dans une traînée de cendres et de poudre, et après la tournée, le Brown se dissout à nouveau. C’est aussi la fin de l’ère DECCA/DERAM, et le début d’une période sombre. Simmonds reformera le groupe avec de jeunes chiens fous en 1981, mais le disque qui en résulte, « Week-End Warriors », est largement trop métal pour être honnête. Simmonds est dépassé par les évènements, et se perdra un peu. Il n’a en tout cas jamais vraiment retrouvé sa verve, et ce disque est sans doute le dernier bon de Savoy Brown.
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