vendredi 17 septembre 2010

HUMBLE PIE 1972

"Oui, Jimmy Page savait que Humble Pie était un groupe dangereux."

HUMBLE PIE « Smokin’ » 1972

Dans le grand jardin des disques qui hanteront ma vie entière, celui-ci est sans aucun doute la cime absolue. Il y en eut dans ma vie, mais il reste pour moi ce compagnon inaltérable malgré les écoutes et les années.
Je me suis par ailleurs aperçu que je n’avais toujours pas chroniqué dans ces pages les grands sommets soniques de mon amour rock’n’rollien. Par peur de rater la chronique, par peur que mes mots ne soient pas à la hauteur de mes sensations, de mes émotions. Aussi les choisis-je avec parcimonie, comme « Power Supply » de Budgie, ou « Imagination Lady » de Chicken Shack. Mais il en manque d’autres, encore plus beaux.
« Smokin’ », donc, est mon disque absolu. Il est ma vie, mon âme, le sang qui coule dans mes veines, toutes mes contradictions, ma rage intérieure.
Du sang et de la sueur, ce disque en dégouline. J’avais déjà abordé le oh combien sublime album éponyme d’Humble Pie de 1970, déjà franchement superbe, et lui aussi dans les dix plus grands disques de mon panthéon.
En 1971, Humble Pie est formé de Steve Marriott au chant et à la guitare, Peter Frampton dans les mêmes rôles, un peu plus soliste et un peu moins chanteur, Greg Ridley à la basse, et Jerry Shirley à la batterie. Depuis 1970, le quatuor, en signant avec le manager Dee Anthony et le label A&M, s’engage dans un Heavy-Blues puissant, s’éloignant du heavy-rock country et pop de ses débuts, mais aussi de la banqueroute qui marqua ses premiers pas.
Marriott, homme petit par la taille, mais énorme par la personnalité, le don de songwriter et la voix, s’impose peu à peu, définissant le son Humble Pie. Frampton place ça et là quelques bonnes chansons entre heavy sound et rock à l’influence californienne, mais il semble se déconnecter peu à peu du reste du groupe.
Et l’avenir scellera son destin : avec « Live At The Fillmore », paru fin 1971, ce double album enregistré en concert au Fillmore East de New York se vend à 500 000 exemplaires aux USA. Y domine la voix fulgurante de Marriott, la rythmique plombée de Ridley et Shirley, et puis les soli jazz-blues de Frampton, accessoirement. Ce dernier y brille, soyons honnêtes, mais il en est réduit à jouer les accompagnateurs d’excellence, le leader étant clairement devenu Marriott.
Pas étonnant donc que Frampton s’en aille, d’autant plus que sa musique semblait à ce moment-là s’orienter vers le jazz, ce qui n’intéresse aucun de ses camarades. Dee Anthony lui négocie donc un contrat solo avec A&M, et Frampton brillera commercialement en 1976 avec son « Comes Alive ! » qui se vendra à 8 millions d’exemplaires, et qui n’a strictement rien de jazz.
Les mains libres, Steve Marriott forge alors son groupe comme il l’entend. Les trois embauchent un musicien à l’étrange passé, un certain David « Clem » Clempson. Ce dernier a joué plutôt brillamment dans Colosseum, excellent groupe de jazz-rock du non moins excellent batteur de John Mayall, Jon Hiseman. Seulement voilà, Colosseum, à l’époque, c’est le genre épouvantail à kids. Groupe composé de pointures du British-Blues Boom, il est à la fois l’anti-chambre du Rock Progressif, et le tombeau de ce blues-rock vaguement heavy et s’époumonant en soli trop démonstratifs pour être honnêtes. C’était mal connaître Colosseum, mais c’était surtout mal connaître Clempson. Car le garçon fut aussi le guitariste d’un trio de Heavy-Blues du nom de Bakerloo (déjà évoqué dans ces pages). Ce groupe fut une influence non négligeables sur leurs premières parties de l’époque, à savoir Earth alias Black Sabbath, ou Led Zeppelin. L’atout de ce groupe très blues était la guitare de Clem, incroyablement expressive et puissante, hululant à la mort. Cette technique de vibrato sur les Paul ne laissa pas indifférent les auditeurs imprudents ou experts, mais laissa de marbre les acheteurs face à ce groupe trop sage, pas assez rock’n’roll dans sa manière de vivre.
C’est donc ce même Clempson que Marriott, Ridley et Shirley embauche en décembre 1971.
L’affiche fait rire, mais de toute façon, Humble Pie fait rire. Pensez donc : un ancien des Small Faces, à priori déjà dépassé commercialement par son ancien groupe, devenu les Faces, un bassiste venant de Spooky Tooth, et un batteur dont on se gausse en le comparant à l’implacable John Bonham. Et puis rajoutez ce fameux transfuge de Colosseum, et vous avez le meilleur des ringards du Rock Anglais. Imaginez un peu la scène : ces quatre gaillards avec leur pedigree face à Ziggy Stardust, Lou Reed, Alice Cooper, Led Zeppelin, Deep Purple, ELP, King Crimson, ou Yes. Condamnés d’avance.
Pourtant, Led Zeppelin les refusa en première partie américaine. Jimmy Page savait, lui qui avait un temps espérer Marriott comme chanteur de son groupe. Mais la personnalité de ce dernier, puissante, instable, rageuse, n’aurait guère collé avec celle de Page. Il en préféra une forme d’imitateur plutôt doué mais surtout docile.
Oui, Jimmy Page savait que Humble Pie était un groupe dangereux. Seul Grand Funk Railroad les prit, et le Pie fut rangé au sein des groupes bruyants sans finesse aux côtés du Railroad, mais aussi de Mountain ou Cactus, ces groupes américains de Heavy-Blues que la critique branchée de l’époque difinissait comme lourdingues et sans classe, avec leurs jeans crasseux et leurs reprises élimées de standards de Blues. Le Blues ? Une musique d’un autre âge, la préhistoire du Rock quoi. On se grime en androgyne, on se penche sur soi-même, on se cherche. On joue la tarlouze quoi, pour ces bouseux fans de Missippi queens. Putain de rednecks.
Conneries. Humble Pie était bien au-delà, dans un univers qu’aucun du commun des mortels ne toucha du petit doigt. Et encore moins un Lynyrd Skynyrd, qui furent pourtant leur première partie en 1974.
« Smokin’ » est un diamant. Car il sut combiner avec une alchimie exceptionnelle la Soul, le Blues, le Rythm’N’Blues, le Heavy-Rock, et le Heavy-Metal avec une puissance et une cohésion impeccable.
Quel groupe blanc sut jouer avec une telle maestria de la Soul ? Pas mal y touchèrent, surtout après le « Innervisions » de Stevie Wonder en 1973, mais aucun n’avait cette pulsation, ce swing. Beck, Bogert, Appice s’y frottèrent, sans atteindre le quart du brio de cette chanson. Remarquons qu’il est assez gonflé de commencer ce disque par un tel titre, soit « Hot’N’Nasty », aussi authentiquement Rythm’n’Blues. Enfin, Heavy Rythm’N’Blues, car si la rythmique est carrée et souple, elle est lourde et épaisse. L’orgue Hammond de Marriott fait décoller le morceau, avant que Clempson ne décoche de petits chorus racés et saignants. Steve Marriott chante avec un talent incroyable, et première surprise, il est accompagné par deux choristes noires, deux anciennes Raylettes, soit Doris Troy et Madeline Bell. Ces chœurs donneront à Marriott l’idée d’embaucher des choristes noires à plein temps, les futures Blackberries. La troisième chanteuse est ici un homme, et pas n’importe lequel, puisqu’il s’agit de Stephens Stills.
Après cette belle entrée en matière qui, mine de rien, fait de Marriott le leader incontestable du groupe, suit « The Fixer ». Il s’agit là d’un titre massif, épais, mid-tempo, implacable. Clempson complète à merveille le riff cradingue de Marriott, la doublant d’accords lumineux et de chorus à la wah-wah poisseux. Ridley et Shirley sont tout puissants, à la hauteur des meilleurs rythmiques de l’époque, les Bogert-Appice, Entwistle-Moon ou Jones-Bonham. Mais ils ont cette rudesse, cette absence totale de virtuosité dans le propos qui les rend tout simplement attachants.
Si Humble Pie donna dans le riff heavy depuis déjà quelques albums, que ce soit avec « I Don’t Need No Doctor », ou « Stone Cold Fever », jamais ils n’avaient eu ce son. Le ton était souvent plus blues, plus râpeux et moins sûr de sa force. Avec la production de Marriott, les guitares grondent, elles ne hurlent plus. Clem Clempson y est beaucoup. Sa capacité à se fondre dans le groupe, de lui injecter son talent sans guéguerre d’égos (comme ce fut tout de même le cas avec Frampton), et de même donner des leçons de guitare à Marriott, jusqu’à l’encourager à faire davantage de soli, montre combien il fut capital à l’émancipation incroyable, audible sur ce disque.
Des titres massifs, puissants, il y en a deux autres, totalement inégalables. Il y a d’abord cette réinterprétation de « C’Mon Everybody » de Eddie Cochran. Ne cherchez pas ici une quelconque trace de la rythmique rockabilly initiale, vous perdez votre temps. Un gros riff gras sur-compressé grésille dans l’enceinte gauche, bientôt suivi par le contrepoint de Clempson. Ridley et Shirley débarquent en embuscade. Ce dernier frappe ses peaux avec une précision et d'indescriptibles roulements de toms bancaux, qui rendent le titre abrupte. Ridley en rajoute, faisant ronfler en contrepoint sa basse sur les toms. Et puis les deux enroulent le refrain, et les deux guitares n’ont plus qu’à rugir. Marriott est ici maître du riff, assurant les graves pendant que Clempson se charge des aigus avec ses chorus gorgés de saturation et de wah-wah. Précisons que Stevie chante ici encore admirablement bien, transfigurant ce vieux classique du Rock rien qu’avec sa ligne vocale.
« Sweet Piece And Time » clôt la galerie heavy en percutant l’auditeur en fin de disque par un roulement de toms épais mais fluide. C’est Ridley qui chante, et cela ne fait aucun doute, sa voix grave et timide était un atout pour le groupe. Marriott n’est pas bien loin, doublant son chant de sa voix de loup enragé. Les deux guitares tissent un tapis de powerchords-chorus tout simplement magique. La mélodie est un mélange entre le Rock Sudiste qui n’existe pas encore et « When The Levee Breaks » de Led Zeppelin sur le « IV ». Sauf, que je préfère ce titre à celui du Zep. Plus court, il est également plus riche en rebondissements et en émotions. Marriott et Clempson se font le coup de la twin-guitar, préfigurant Thin Lizzy et le rock Sudiste justement, bien plus que Wishbone Ash, malgré toutes les qualités de ce groupe.
Clem Clempson y est encore brillant, emmenant Humble Pie dans des rivages émotionnels rares. Jusqu’à voir les trois autres gaillards le rejoindre. Marriott le suit dans les soli, les deux hommes se répondent. Steve chante à en crever, alors que Ridley a la voix du loser, du mec qui rince son désespoir dans le whisky.
Entendre ces deux-là hurler « Sweet Piece And Time, Wake Up Your Mind » est un régal qui s’engloutit dans un bouillon de riffs et de soli, de wah-wah et sustain. Les deux métronomes en embuscade font ronfler la rythmique. Maybe I’m A Loser, But I’m Gonna Be A Winner One Day .
Entre les deux, il y a de la place à l’émotion. D’abord, il y a deux titres acoustiques absolument superbes, et vous n’en doutiez pas. D’abord « You’re So Good For Me ». Greg Ridley chante de sa voix écorchée, bientôt rejoint par Doris Troy et Madeline Bell. Steve Marriott fait la troisième voix aigue, mais pas la troisième gonzesse. J’adore les paroles de ce morceau. Aussi macho peut-il sembler, Humble Pie avait le chic pour faire vibrer l’émotion et le romantisme au sens noble du terme. Il y a d’abord ces arpèges de guitares acoustique qui s’entremêle, rejoint par la steel-guitar et la batterie généreuse de Shirley. Oui, Honey, tu as le pouvoir, parce que l’amour que tu me portes ne trouve pas d’égal chez l’homme rustre que je suis. Mais oui, Babe, je t’aime. La classe merde. Elles attendent toutes cela, secrètement.
« Ol’ Time Feelin’ » est davantage un bon vieil hommage au country-blues des familles. Mais il se pourrait que cette chanson soit au moins aussi bonne que le « Honky Tonk Woman » version country de l’album « Let It Bleed » des Rolling Stones. Parce que l’on sent que ces gaillards s’amusent. Marriott souffle dans l’harmonica, tout le monde est un peu bourré. Old Time Feelin’, quoi.
Et puis au milieu, il y a “Thirty Day In The Hole”, couplé avec “Roadrunner”, classique soul de Holland/Dozier/Holland, soit les songwriters de la Motown. Troy et Bell assurent les voix noires. Un rire, une claque. Ce titre, mélange de soul et de heavy-rock est un chef d’œuvre. On retrouve la fougue de « Hot’N’Nasty », ce groove moelleux et percutant, mais avec une dose de Rock en plus. Les chœurs de Troy et Bell brillent par leur éclat majestueux et lyrique. Ca sent le pur Blues, avec ce petit pont heavy-funk irrésistible. Injecté directement à sa suite, « Roadrunner » s’enfonce dans le bayou, la mangrove. Poisseux, lourd, cette version brille encore de cette transfiguration personnelle à Humble Pie.
Ce titre précède lui-même le Blues lent du disque, soit « I Wonder ». Encore une reprise certes (et cela est d’autant plus étonnant que Marriott est un excellent songwriter), mais c’est un bijou émotionnel. Alors bien sûr, quand on parle de Blues lent chez les heavy-rockers, on peut craindre le pire. Comme ces versions à rallonge de « Spoonful » ou « Stormy Monday » durant de longues minutes, pouvant être à la fois exaltantes ou parfaitement chiantes.
Bon d’abord, le titre est mid-tempo. Il commence par une sorte d’explosion finale. Marriott hurle ses tripes comme un vieux chien, et le sang coule dans le caniveau. La basse et la batterie installe le rythme, lourd, impénétrable. Clempson soloïse discrètement en contrepoint du chant. La tension monte. Combustion lente, Marriott est transi de colère, il se demande pourquoi. Clempson prend le relais du gosier de feu, faisant monter la note jusqu’à l’explosion. Longues coulées de lave brûlant la douleur pour mieux l’extraire, le solo de Clempson est brillant, sa Les Paul parfaitement magique.

Ce disque doit impérativement s’écouter au casque, tant il regorge de petits bouts de riffs qui se répondent en écho, comme si ces quatre-là avaient joué si fort que la pièce résonnait encore de leur musique. « Smokin’ » est un album dense, passionnant. Je ne m’en suis jamais lassé après des centaines d’écoutes, et j’y éprouve toujours le même plaisir à chaque fois.
Et Humble Pie décrochera la timbale, s’imposant aux Etats-Unis en classant ce disque à la 6ème place des charts. La tournée qui l’accompagnera durera plus d’un an, sans relâche, ce qui ne sera pas sans conséquence pour la suite. En attendant, Humble Pie est le meilleur groupe du monde, et ce disque en est la preuve.
tous droits réservés

9 commentaires:

Bruno a dit…

Pour la petite histoire, le choix de Page s'était bien arrêté sur Marriott. Le petit problème, c'est qu'il s'était adressé au manager des Small Faces. Ce dernier, en guise de réponse, lui avait promis de lui casser un bras s'il ramenait sa fraise, ou même s'il osait contacter, d'une façon ou d'une autre, Steve.
Page n'eu pas d'autre choix que d'aller chercher ailleurs.

Bruno a dit…

Humble Pie demeure à jamais une des meilleures formations de Heavy-Rock, dotée d'excellents musiciens.

Elyne a dit…

Bonjour,
Au détour de chez Jeff, et par curiosité aussi.
Je suis assez surprise de l’intérêt que vous avez porter à son post.

Vous êtes un adepte de Métal (hard rock) à ce que je remarque .
J'ai grandi avec cette musique.
A 3ans collé derrière la porte de mon grand frère j'entendais pour la première fois les Whos, je n'oublierais jamais .

je découvre votre monde et cela va de soi , c'est sans regret.

Bonne journée

Budgie a dit…

Merci à toi Elyne.
Je sui très touché par ton commentaire.

http://freaksaudio.blogspot.com/ a dit…

J'étais passé à côté de ce groupe légendaire, jusqu'à ce que j'achète l'album qui porte le nom du groupe sorti en 70et après lecture de l'article de Budgie qui leur était consacré. Depuis, j'ai acheté régulièrement : Rock'On/71, Preformance Rockin' The Fillmore/71 & le dernier pour le moment SMOKIN de 72. Sincèrement, je ne peux faire un choix entre ces quatres monuments, mais j'ai un faible pour le 1er, qui est pour moi le plus abouti et dont la prise de son est ENAURME !
Je l'écoute à chaque fois, en prenant soin de le laisser défiler jusqu'à la fin et à chque fois, c'est la claque.
Misère, qu'est-ce qu'ils étaient bons ces musicos...
Question : quel autre album indispensable puis-je ajouter à ma collection ?
Sincèrement

Budgie a dit…

Mon cher Freaks,

Aussi surprenant soit-il, je ne saurais trop te conseiller le "2nd Live" de Golden Earring, paru en 1981. Ce double live exceptionnel regorge d'une électricité incroyable, tout aussi palpable que celle d'AC/DC avec "Let There Be Rock" et je pèse mes mots. Il a en plus un sens du Rock Progressif peu commun, c'est-à-dire qu'il sait promener l'auditeur sans l'ennuyer une seconde, et reste Rock en toute circonstance. Ils méritent d'être redécouvert de tout urgence.

No Title a dit…

Smokin, je ne le connaissais pas il y a 1 mois. Humble Pie je connais depuis 40 ans. J'en connaissais 3 : live fillmore, eat it, street rats et quelques live. Mais comme les journaux m'avaient dit que c'était mauvais, je n'avais pas acheté les albums studios. Je ne sais pas pourquoi, je les ai (re)découverts et quels disques !!!! Passer à coté pendant 40 ans .... J'ai la honte. Mais c'est la faute aux journalistes de BEST et de ROCK et FOLK, ces espèces de prétentieux qui en fait n'y connaissaient rien, mais rien du tout. J'ai acheté le gros BEST hors série paru avant noël. Avec le recul, quels crétins c'étaient en relisant ça...
En fait je me souviens pourquoi je les ai redécouverts : c'est après avoir vu la video sur you tube de Natural born Boogie .... A absolument voir !
Patrick, fan de TYA

No Title a dit…

J'avais oublié de préciser : BUDGIE est un de mes groupes favoris. Il est dans mon top 5 perso. (2ème après TYA)

Hara Kiri a dit…

Je tenais à vous remercier de m'avoir fait connaitre ce groupe.
Je suis tombé amoureux de la chanson "I wonder".
Depuis, j'ai mis votre blog dans mes favoris pour venir lire vos articles de temps en temps quand l'envie de me prends de découvrir un groupe.
Merci.